Prix Plourde-Gaudreault
Décerné au Centre de prévention du suicide 02
Le Centre de prévention du suicide 02 a conçu, implanté et fait évaluer un programme de postvention intitulé : "Intervention à la suite d’un suicide".
Ce programme, une première québécoise, connaît un magnifique accueil de la part du milieu scolaire auquel il est destiné. En moins de deux ans, des implantations ont pu être effectuées dans la plupart des institutions de niveau secondaire de la région. Plus d’une centaine d’intervenants scolaires ont été appelés à constituer des comités de postvention et ont reçu deux jours de formation en la matière.
Le programme suscite un intérêt qui dépasse largement le cadre régional. Les demandes répétées d’information, de guides de postvention et même d’implantation provenant d’un peu partout au Québec ont poussé le Centre de prévention du suicide 02 à élaborer une stratégie visant à rendre celui-ci plus accessible à l’extérieur de la région.
Cette réalisation marque un pas important en matière de prévention du suicide en milieu scolaire au Québec et témoigne du dynamisme, du professionnalisme et du sens de l’innovation de l’équipe du Centre de prévention du suicide 02.
Prix Damase-Potvin
Décerné à La Société zoologique de Saint-Félicien Inc.
Laissez-vous regarder...
Imaginez-vous un instant captif au Zoo, devenant ainsi l’attraction principale de toute une faune qui vous observe... l’humain en cage, l’animal en liberté !
À l’avant-garde des tendances actuelles en zoologie, le Zoo "sauvage" de Saint-Félicien présente un tableau bien de chez-nous : la flore et la faune nordiques.
Dorénavant, la majorité des espèces animales cohabiteront dans de grands espaces naturels. L’authenticité des habitats devient notre fleuron.
Dans son souci du respect de l’environnement, le Zoo "sauvage" de Saint-Félicien consolide sa mission de mise en valeur du patrimoine naturel et culturel nordique, de protection des espèces animales, d’éducation et de divertissement du public.
Concrètement, vous êtes invités à suivre les sentiers sur lesquels vous voyagerez à travers les richesses des grandes étendues nord-américaines. Armés de votre appareil photo, partez à la chasse à l’orignal, pénétrez dans la hutte des castors, faites vibrer la toile de l’araignée prédatrice, partagez le territoire des hiboux et des aigles... En passant, avez-vous vu l’ours ? Derrière vos barreaux, n’ayez pas peur du loup qui hurle, il prend plaisir à vous regarder...
Prix Laure-Gaudreault
Décerné à Madame Diane Daviault
Madame Diane Daviault poursuit avec détermination et succès des travaux de recherche sur l’apprentissage de l’algonquin chez l’enfant d’âge scolaire.
Ses nombreuses publications et ses productions à paraître révèlent une activité aussi constante qu’efficace, tandis que ses lieux de publication témoignent de l’appréciation dont bénéficient ses travaux au pays et ailleurs. Il faut ajouter à cela que ses travaux publiés en français et en anglais rejoignent de nombreux lecteurs.
En plus de la qualité de ses recherches, l’un des principaux mérites scientifiques de l’œuvre de madame Daviault réside sans aucun doute dans la nouveauté de ses découvertes sur l’évolution de la langue algonquine et l’impact que ne manqueront pas d’avoir ces nouvelles connaissances sur le développement des langues, des individus, des peuples et des civilisations concernés.
À plusieurs égards, les recherches de Madame Diane Daviault empruntent des sentiers non battus et ouvrent des portes importantes dans les sciences humaines, par le biais du développement des langues.
Prix Alphonse-Huard
Décerné à L’équipe du Club des ornithologues amateurs chargée de la banque régionale de données ornithologiques au Québec (ÉPOQ)
Le Club des ornithologues amateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean Inc. (COASLSJ) maintient depuis 1977 une variété d’activités à caractère social et scientifique. Parmi celles-ci, on remarque la compilation des données ornithologiques réalisée par une équipe qui se distingue par son organisation structurée et sa constance.
Vingt années d’activités fébriles de cueillette, de validation, de compilation et de diffusion des observations ornithologiques ont permis au Club de constituer une véritable base de données sur les oiseaux de la région. Faisant l’envie de plusieurs clubs régionaux, cette base de données représente aujourd’hui la plus imposante banque régionale de données ornithologiques au Québec (banque ÉPOQ). Elle comprend plus de 42 000 sorties journalières, soit 22 % de la banque québécoise, signalant plus de 445 000 mentions de 323 espèces d’oiseaux !
Au printemps dernier, le grand public et la communauté des ornithologues ont pu prendre connaissance de la richesse de ces données lors de la publication de la "Liste annotée des oiseaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean", rédigée par Germain Savard et Claudette Cormier.
La grande qualité des observations provenant de la région est remarquée et soulignée régulièrement depuis plusieurs années dans les chroniques spécialisées des revues ornithologiques québécoises, canadiennes et nord-américaines.
Prix Fondation Asselin
Décerné à Madame Céline Paradis
Madame Céline Paradis est professeure de sciences physiques à la Polyvalente Jean-Dolbeau depuis cinq ans. Dès son entrée en poste, madame Paradis a identifié des difficultés d’apprentissage chez ses étudiants. Plusieurs se butent en effet au mur du transfert des connaissances et perdent leur intérêt pour les cours à caractère scientifique.
Le défi de madame Paradis était important. D’abord, il lui fallait prouver à ses élèves qu’ils pouvaient acquérir des connaissances scientifiques et avoir du plaisir dans un cours qui requiert autant de manipulations que d’explications théoriques. Ensuite, il lui fallait démontrer que la plupart peuvent atteindre les objectifs du programme du ministère de l’Éducation du Québec et passer avec succès l’examen final du MEQ.
Bien qu’étant la nouvelle venue dans l’équipe des professeurs de sciences, elle prend le leadership afin de changer l’attitude des étudiants et l’ambiance des cours. Pour cela, il fallait développer du matériel didactique adapté à la clientèle et aux objectifs du programme. Disponible et généreuse, elle accepta volontiers de partager ses travaux et son matériel avec ses collègues. Les résultats des étudiants s’améliorèrent significativement la première année pour devenir remarquables dès la deuxième année. Bref, le goût de Mme Paradis pour les sciences a déteint sur les étudiants.